Niger : les bus et taxis interurbains devront désormais passer leur contrôle technique à Niamey

Le Niger centralise à Niamey le contrôle technique des bus, minibus et taxis interurbains, dans le cadre d’un nouveau durcissement des mesures de sécurité routière après plusieurs accidents graves.

Une note du ministère des Transports et de l’Aviation civile, signée le 4 septembre 2026, interdit désormais aux véhicules de transport de voyageurs de subir leur visite technique dans les centres régionaux. Ils devront obligatoirement se rendre au Centre unique de contrôle technique de Niamey, présenté par les autorités comme le seul équipé des moyens automatisés et homologués requis.

Les compagnies devront prendre rendez-vous 15 à 30 jours avant l’expiration du contrôle en cours. Les véhicules venant des régions devront rejoindre Niamey à vide, avec une autorisation spéciale de convoyage. Les forces de sécurité sont chargées de renforcer les contrôles sur les axes routiers, avec immobilisation des véhicules en infraction et possibilité de suspension ou de retrait de l’agrément en cas de récidive.

Cette décision intervient près d’un mois après la collision entre deux bus à Doukou Doukou, dans la région de Tahoua, qui avait fait 22 morts, dont 17 militaires, et 37 blessés le 7 août. Les responsables des deux compagnies concernées, STM et SONITRAV, avaient alors été entendus par le ministère, qui avait annoncé que la responsabilité de l’entreprise éventuellement mise en cause pourrait aller jusqu’au retrait de son agrément.

Depuis cet accident, les autorités ont multiplié les mesures : audits des flottes et des conducteurs, contrôles renforcés et inopinés, désignation de responsables de sécurité dans les compagnies. Des nouvelles obligations à bord des bus, notamment la vidéosurveillance, les dispositifs anti-somnolence, les visites médicales des conducteurs et le dépistage de l’alcool et des stupéfiants ont également été imposés.

Le durcissement intervient dans un contexte de forte mortalité routière. Selon les chiffres de l’Agence nigérienne de sécurité routière (ANISER), le pays a enregistré 7.116 accidents corporels en 2025, faisant 1.245 morts, 4.439 blessés graves et 7.876 blessés légers. L’agence attribue 99,24 % des accidents aux comportements humains, notamment la vitesse, l’imprudence, l’alcool, la surcharge et la somnolence.

Les autorités ont fait de 2026 l’« Année de la Discipline Routière », avec pour objectifs de réduire de 30 % le nombre de décès et de 50 % le nombre d’accidents.

Aïr-Info Agadez 

Photo : D.R

1 Comment

  1. Unfortunately we had to experience what we knew prior to it being experienced. That is road safety must be fulfilled. Having safe vehicle ranks high.
    We are our people’s keepers. Africa first people of books.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

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