Les éditeurs et responsables de plusieurs médias en ligne nigériens ont salué l’adoption par le Gouvernement du nouveau texte destiné à encadrer l’exercice de la presse électronique au Niger. Dans une déclaration commune rendue publique le 13 septembre 2026 à Niamey, ils appellent toutefois à la mise en place d’une régulation concertée, tenant compte des réalités économiques et professionnelles du secteur tout en garantissant la liberté de la presse.
Pour les signataires, l’adoption de ce nouveau cadre juridique constitue une étape importante dans la reconnaissance et l’organisation de la presse électronique, devenue au fil des années un acteur majeur de l’écosystème médiatique national.
Le collectif souligne notamment la place prise par les médias numériques dans l’information des citoyens. Leur accessibilité, leur rapidité de diffusion et leur capacité à toucher un public diversifié leur permettent, estime-t-il, de contribuer à l’expression du pluralisme, au débat public ainsi qu’au rapprochement entre les institutions et les populations.
Cette évolution s’accompagne cependant de plusieurs défis. Les éditeurs citent notamment la professionnalisation du secteur, la responsabilité éditoriale, la crédibilité et l’intégrité de l’information, la viabilité économique des entreprises de presse, la protection des professionnels ainsi que la lutte contre la désinformation et les contenus illicites.
Dans ce contexte, les responsables des médias en ligne considèrent qu’un cadre juridique clairement défini peut contribuer à préciser les responsabilités des différents acteurs, à protéger le public et à renforcer la qualité de l’information diffusée sur les plateformes numériques.
Tout en accueillant favorablement la réforme, les signataires insistent sur la nécessité d’adapter son application aux réalités du secteur de la presse électronique nigérienne. Ils demandent notamment que soient prises en considération les contraintes économiques, techniques et professionnelles des médias en ligne. Ils mettent également l’accent sur la préservation de la liberté de la presse, de l’indépendance éditoriale, du pluralisme des opinions et du droit des citoyens à une information libre, accessible et crédible.
Les éditeurs se disent ainsi disponibles pour accompagner l’instance nationale chargée de la régulation de la communication ainsi que les autorités compétentes. Ils souhaitent que la mise en œuvre du nouveau dispositif repose sur « le dialogue, la concertation et la participation effective » des responsables de médias électroniques. Le collectif appelle notamment à des échanges inclusifs autour des conditions d’exercice de la profession, des responsabilités éditoriales, des normes professionnelles et des mécanismes de régulation. L’objectif, selon la déclaration, est d’aboutir à un système à la fois applicable, équilibré et respectueux des exigences de responsabilité comme des libertés fondamentales.
Au-delà de la question réglementaire, les signataires prennent également des engagements en matière de professionnalisation. Ils annoncent leur volonté de renforcer les mécanismes internes de vérification de l’information, d’améliorer la formation continue des journalistes et de promouvoir davantage de transparence dans l’identification des éditeurs et responsables de publication. La déclaration annonce par ailleurs la volonté des acteurs concernés de travailler à la création d’un cadre socioprofessionnel représentatif des éditeurs de la presse électronique. Cette organisation devrait servir d’espace de dialogue et de solidarité, mais aussi de défense des intérêts professionnels et de promotion de standards communs.
Pour les signataires, une régulation élaborée avec la participation des professionnels pourrait contribuer simultanément à la protection du public, à l’amélioration de la qualité de l’information, à la consolidation de la liberté de la presse et au développement durable des entreprises médiatiques nigériennes.
Aïr-Info Agadez



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