Niger : pathétique poème de Alia Baaré, fille de l’ancien président du Niger assassiné

Mes espoirs se consument année après année sans toutefois s’éteindre.
La douleur m’étreint et me dévore lambeau par lambeau,
tel un vautour s’acharnant sur le squelette de mon âme blanchie par des années d’attente et de désespoir.
Que reste t-il quand tout a été pris?
Que reste t-il Quand tout a été dis?
Mes yeux pleurent des rivières de larmes sèches, tel le désert qui m’a vu naître.
Aride de tout l’amour dont on m’a privée,
Pour un dessein sombre qui à jamais a scellé ta destinée,
Mon pays, mon peuple, mon sang,
Mon père, mon héros à jamais perdu…
Que reste t-il de ton sourire radieux?
Que reste t-il de tes espoirs, de tes idéaux ?
Le silence assourdissant de mes cris de douleur se noyant dans le flot de ton sang,
Je t’imagine, gisant sur ce bitume brûlant, regardant Judas alors que tes yeux se brouillent
et que la dernière étincelle de vie te quitte à jamais…
Alors que tu rejoins la lumière, je plonge dans l’obscurité de ta perte insurmontable.
Que reste t-il de toi?
Que reste t-il de mon coeur meurtri?
Mon père, Mon héros, Mon rêve à jamais perdu…

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