Un citoyen écrit au Président Issoufou Mahamadou

Monsieur le Président, je vous prie de recevoir de prime abord mes condoléances le plus attristées suite au drame  survenu à Inatès.

Je ne vous apprends rien de nouveau en vous disant que notre Nation est en guerre sur tous les fronts.

Sachez seulement que la guerre contre ces fous sans foi ni loi ne peut pas se gagner si vous ne changez pas votre stratégie de défense nationale.

À mon humble avis, il est temps de réactiver le volet des Unités Sahariennes de Sécurité prévu par les accords de paix signés entre le Gouvernement du Niger et les ex-fronts de la Résistance Armée.

En tant qu’ex-officier et ancien cadre de l’ex-résistance qui a honorablement servi sa nation et qui a volontairement démissionné de son service, mon devoir et ma conscience ne me permettent plus de rester silencieux. Je ne peux plus me taire sans vous interpeller vous qui êtes le chef suprême de notre Nation.

Monsieur le Président, la situation est critique. Notre nation est menacée chaque jour par les forces du mal sans visage, il est temps avant qu’il ne soit trop tard d’impliquer tous les fils et toutes les filles de de notre Nation afin de préserver notre pays.

A mon humble avis, en temps de guerre, il faut la guerre sans réserve ! Il est du devoir de tout un chacun de défendre sa patrie. Il n’appartient ni aux Français ni à aucune force étrangère de faire cela à notre place.

Comme vous avez l’habitude de le dire, on ne peut pas sous-traiter notre sécurité et notre intégrité à un autre pays.

Ceci dit, il est temps de faire appel aux ex-combattants de l’ex-résistance et à tout volontaire pour participer à la Défense de notre nation-mère qui est le Niger.

Monsieur le Président, Inatès est à 250 km de Niamey, qui n’est pas loin d’être la prochaine cible, en ce qui me concerne, je suis prêt à me mettre sous mon drapeau national, arme à la main, pour La Défense du pays qui m’avait vu naître.

Veuillez agréer Monsieur le Président, l’expression de mon grand respect.

 

Humblement,
Sidi Amar ag Taoua

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