Agadez : L’ONG ODI appuie les handicapés et leurs enfants

 

La salle de réunion de la Maison de la Culture Laya d’Agadez a servi de cadre jeudi 19 décembre à la cérémonie de lancement officiel du projet d’inclusion des jeunes handicapés et enfants des personnes handicapées de la commune d’Agadez (PIJEPHA). Ce projet mis en œuvre par l’ONG ODI-Niger a été financé par la coopération allemande par le biais de ProEMPLOI.

« A travers cette rencontre, notre objectif est de contribuer à l’amélioration de vie des jeunes handicapés et enfants des parents handicapés, en misant sur la formation des personnes ciblées. Ces dernières, comme vous le constatez vous-même sont issues des milieux défavorisés et marginalisés », explique Sani Saley, secrétaire exécutif de l’ONG ODI-Niger. « C’est un projet qui a vu le jour, il y a deux ans de cela, et c’est suite à l’atteinte des objectifs assignés que les bénéficiaires ont fait des recommandations pour poursuivre ces formations. Pour cette deuxième phase, nous avons ciblé cinq filières de formations à savoir : la réparation des ordinateurs ; la réparation des téléphones portables ; le tressage des chaises ; en coiffure, maquillage et henné ; et installation des antennes paraboliques » a précisé Sani Saley.
A la question de savoir pourquoi le choix des jeunes handicapés pour bénéficier de telles formations, le secrétaire exécutif de ODI-Niger clarifie : « l’ONG ODI-Niger a toujours été aux côtés des personnes à mobilité réduite mais aussi de leurs enfants. C’est une couche de notre société très vulnérable. Elle a besoin d’aide ».

Le programme Pro-emploi qui a permis la tenue de cette rencontre par le canal de l’ONG-Niger a touché une soixantaine de jeunes de la commune d’Agadez. En effet, le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS) de 2012 rapporte que plus de 15% de la population mondiale est handicapée soit 712.998 personnes au Niger. « Aider les handicapés est l’expression de la solidarité », fait remarquer Sani Saley.

A la fin de la rencontre, plusieurs participants se sont réjouis de la qualité de la formation dispensée. « Ces formations nous sont d’une grande utilité en tant que handicapés mais aussi enfants d’handicapés. On aspire à être indépendants après en avoir bénéficié », reconnait Alima, une des bénéficiaires.

Karim Anicet

 

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