Inatès/Exécution de 71 personnes civiles : La CNDH pointe du doigt certains éléments de l’armée nigérienne

Lors de la publication officielle du rapport de la mission d’enquête, d’investigation, de vérification et d’établissement des faits sur la disparition de 102 personnes fin mars dernier dans la commune rurale d’Inatès, région de Tillaberi, la Commission Nationale de Droits Humains (CNDH), a reconnu la responsabilité de certains soldats nigériens dans l’exécution extrajudiciaire de 71 personnes civiles non armées.
En effet, six (6) fosses communes ont été physiquement découvertes par les missionnaires de la CNDH.
Selon Abdoulaye Seydou, l’un des missionnaires et président du Réseau Panafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (REPPAD): « …à la lumière des témoignages, des rapports d’expertise médico-légale et des rapports dressés par les officiers de la police judiciaire, la mission a conclu qu’il y’a eu des exécutions sommaires et des exécutions extrajudiciaires d’au moins 71 personnes civiles non armées « .

Le rapport de la CNDH a déjà été transmis au Président de la République et celui de l’assemblée Nationale. Ce qui permettra au juge en charge du dossier de situer les responsabilités individuelles et collectives des soldats, auteurs de ces exécutions sommaires.
Selon le secrétaire général de l’institution :  » ce rapport ne tient pas l’Armée en tant qu’institution, encore moins l’Etat comme responsable « .

Rappelons que c’est en avril dernier qu’une liste manuscrite portant les noms de 102 personnes interpellées par les éléments de l’armée nigérienne, signée par le maire d’Inatès, avait été remise à la gendarmerie d’Ayorou pour enquête.

A. Tarnane

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