Agadez : l’APHRC-UAM œuvrent pour le renforcement des chaînes de données infranationales

La salle de réunion du Gouvernorat de la région d’Agadez a servi de cadre le 31 mai dernier au lancement de la phase 2 du projet renforcement des chaînes de données infranationales en Afrique subsaharienne.

C’est M. Magagi Maman DADA, gouverneur de la région d’Agadez qui a ouvert l’atelier de lancement de la phase 2 dudit projet . Cet atelier, il faut le préciser a été organisé l’African Population and Health Research Center (APHRC) et l’université Abdou Moumouni Dioffo  (UAM) de Niamey.

A l’entame de son discours d’ouverture, M. Magagi Dada a expliqué que ce processus nécessitera des entretiens au niveau central et régional en vue d’identifier les ressources humaines et compétences existantes mais encore de faire un diagnostic, un etat de lieu des systèmes des données existants. Car pour M. Dada,  » cette démarche préalable est est nécessaire en vue de la création de la plateforme multisectorielle et multiacteurs de soutien et de coordination de l’exécution du projet. Enfin il convient de préciser dans un premier temps, la priorité pourrait être accordée à certains secteurs en plus de ceux identifiés provisoirement lors de la phase 1 du projet  » Migration et Maraîchage ». Le déploiement d’autres secteurs pourra se faire si nécessaire en tenant compte de la disponibilité des données de qualité, leurs formats, ainsi que la volonté de leur mise à disposition par les différents acteurs ». Et M. Dada de demander comme à l’accoutumée  » l’adhésion totale des autorités administratives et coutumières de la région d’Agadez ».

Selon Dr Sidi Zakari Ibrahim, enseignant chercheur et staticien à l’Université Abdou Moumouni Dioffo, département de mathématiques et informatique et coordonnateur du dit projet  » quand on dit chaînes de valeurs, ça va de la production jusqu’à la valorisation et l’impact des données..en termes plus clairs, il ya beaucoup de données qui sont produites et nous cherchons à travers ce projet de voir quels mécanismes permettent de mieux valoriser ces données qui sont en format papier surtout au plan régional, communal…etc. Notre objectif à terme est de voir comment valoriser ces données locales pour les mettre à la disposition des utilisateurs finaux pour une meilleure planification et une meilleure prise de décisions. On pourra alors prendre des décisions basées sur des faits c’est à dire sur des données probantes, de qualité et surtout à jour ». Dr Zakari a expliqué que cela facilitera la gestion des  » données sur le plan régional et lesquelles ne sont pas accessibles en ligne ».

Notons enfin que cet atelier a pris en compte les spécificités locales pour l’atteinte des objectifs assignés.

Karim Anicet

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