La dette du Niger estimée à 5 200 milliards de francs CFA en 2023 

Selon le premier ministre de transition du Niger, SEM Ali Mahamane Lamine Zeine, la dette du Niger est estimée à ce jour à 5 200 milliards de francs CFA. Cette révélation a été faite lors d’une conférence de presse que le chef du nouveau gouvernement a animée lundi 4 août à la primature. 

« Nous sommes aujourd’hui à un stock de dette estimé à 5 200 milliards de francs CFA. Il est composé de 3 200 milliards de dette extérieure et de 2 000 milliards de dette intérieure », a indiqué le chef du gouvernement, SEM Ali Mahamane Lamine Zeine. « En 2000, il y avait un stock de 1 100 milliards de francs CFA de dette extérieure, et la dette intérieure était évaluée à 295 milliards. A la fin de 2010, le stock de dette extérieure était évalué à moins de 300 milliards. Et la dette intérieure, le 18 février 2010, était de moins de 2 milliards de nos francs », a expliqué le premier ministre.

Selon lui, aujourd’hui, le service de la dette (montant à payer au titre d’une année) est évalué à 858 milliards de francs CFA. « La masse salariale payée entre janvier et juillet 2023 s’établit à 266.2 milliards. Les ressources internes mobilisées par les régies financières se situent à fin juillet à 524 milliards. Les dépenses des biens et services effectuées se chiffrent à fin juillet à 66 milliards », avance-t-il.

« C’est pour dire que, entre fin juillet et août, nous avons, par le biais de l’effort de mobilisation des ressources internes, assuré le paiement des salaires de la fonction publique et les salaires des forces de défense et de sécurité », déclare Lamine Zeine. Et ce, malgré l’embargo imposé par la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Afin de faire face à cet endettement qui étouffe l’économie du pays, le chef du gouvernement a annoncé deux principales mesures : « la première, c’est la loi des finances rectificative qui est en gestation pour intégrer les nouveaux besoins et faire partir tout ce qui est superfétatoire. Et, évidemment ,dans le même temps, préparer la loi des fiances 2024 ». A cela, s’ajoute un « programme de résilience pour la sauvegarde de la patrie », selon toujours SEM Ali Mahamane Lamine Zeine. « C’est un programme qui va intégrer tous les besoins de Nigériens pour que nous puissions ensemble sortir de cette situation en tenant compte de l’embargo qui est injuste, illégal, inhumain et inacceptable », explique-t-il.

Ahmadou Atafa 

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Journaliste Fact-checker - Blogueur - Communicateur basé au Niger.

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