Santé au Niger : un centre de santé intégré inauguré à Bagagi

Le ministre de la Santé, le colonel-major Garba Hakimi, et la représentante de l’UNICEF, Djanabou Mahondé, ont officiellement ouvert mercredi 10 juin 2026 un nouveau centre de santé à Bagagi (région de Dosso). Financé par l’agence onusienne, cet équipement moderne vise à renforcer l’accès aux soins de proximité.

Un investissement de plus de 687 millions FCFA

Construit en huit mois, le Centre de Santé Intégré (CSI) de type II de Bagagi a nécessité un budget global de 687,2 millions de francs CFA, entièrement pris en charge par l’UNICEF et ses partenaires. L’infrastructure comprend un bloc curatif, un bloc préventif, une maternité flambant neuve, des logements pour le personnel ainsi que des installations d’eau et d’électricité alimentées par l’énergie solaire.

Lors de la cérémonie, les autorités locales ont symboliquement baptisé l’établissement du nom du ministre de la Santé, « Garba Hakimi », et sa maternité de celui de la responsable de l’UNICEF, « Djanabou Mahondé », en reconnaissance de leur engagement personnel.

Un levier pour réduire la mortalité materno-infantile

Dans son allocution, le gouverneur de la région de Dosso, le colonel-major Bana Alhassane, a souligné qu’« une population en bonne santé est un moteur de croissance économique ». Il a appelé les habitants et les agents de santé à préserver ce bien commun.

La représentante de l’UNICEF a pour sa part insisté sur la portée sociale du projet : « Ce centre est un investissement durable dans le capital humain, la dignité des populations et l’avenir de cette communauté. » Elle a rappelé que l’objectif est de réduire les inégalités d’accès aux soins, notamment pour les femmes et les enfants.

Une réalisation aux retombées locales

D’une capacité à desservir près de 11 000 habitants – de Bagagi et des villages voisins comme Dagara ou Goriba – ce CSI répond aux normes nationales de santé publique. Les travaux ont été confiés à des entreprises nigériennes, illustrant le savoir-faire local. En marge de l’inauguration, la représentante de l’UNICEF a reçu un titre traditionnel de « Ouwa diya maï-yara », marquant la reconnaissance des communautés de l’Arewa.

 

Pour le ministre Garba Hakimi, cette réalisation concrétise la feuille de route présidentielle et le Plan de développement sanitaire et social 2022-2026. « Il s’agit de rapprocher les services de santé de nos populations », a-t-il déclaré, avant d’inviter à faire un usage responsable de cette nouvelle structure.

Aghali ALLOILI – Aïr-Info 

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