Le ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, le Colonel-Major Abdouramane Amadou, a annoncé mardi 11 août à Niamey l’extension à l’ensemble des sociétés de transport de voyageurs d’un dispositif renforcé de sécurité. Cette décision fait suite à l’accident survenu le 7 août dans la région de Tahoua, qui a coûté la vie à 22 personnes et fait 37 blessés.
Lors d’une rencontre avec l’ensemble des opérateurs du secteur, le ministre a déploré la récurrence des accidents impliquant des véhicules de transport de voyageurs, qualifiant la situation de « plus tolérable ». Il a rappelé que les entreprises portent une responsabilité directe dans le recrutement, la formation et le contrôle des conducteurs, ainsi que dans l’entretien de leur flotte.
Les nouvelles obligations pour les compagnies imposent à chaque société désormais de réaliser un audit interne de sa flotte et de la situation de ses conducteurs ; transmettre au ministère la liste des véhicules en circulation ; désigner sous 15 jours un responsable sécurité ; signer un engagement écrit de conformité à la réglementation.
Le ministère annonce des contrôles inopinés sur les principaux axes routiers et dans les gares, menés conjointement avec l’Agence nigérienne de sécurité routière (ANISER), la Gendarmerie nationale et la Police nationale.
Les sociétés dont la responsabilité serait établie dans un accident grave s’exposent à des sanctions allant de l’avertissement au retrait de l’agrément d’exploitation, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires. Aucune des deux compagnies impliquées dans l’accident de Doukou Doukou (STM et SONITRAV) n’est pour l’instant désignée responsable ; les responsabilités restent à établir.
Le ministre a par ailleurs annoncé la mise en place d’un cadre de dialogue régulier avec les transporteurs et la poursuite du programme national de sensibilisation à la sécurité routière.
Aïr-Info Agadez
Photo : D.R



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