Niger : Des traders de bitcoins nigériens roulés sur des opérations de placement d’épargne

Des centaines de nigériens, excellant dans divers secteurs d’activités, se sont vus « spoliés » ces derniers jours de leur argent placé dans une banque dénommée MVS qui s’active dans les investissements bitcoins. Les clients de cette société qui a duré le temps d’un épier dans les dunes et attribuée à un certain mystérieux Richard Bona James Alias se sont rendus compte de l’arnaque à haute voltige, suite à la disparition inopinée de la banque ainsi que de son personnel. Comment a-t-il pu quitter le Niger sous le nez et la barbe des autorités de Niamey ? Qui le protège ? Dessous d’une rocambolesque escroquerie financière, planifiée et coordonnée. ENQUÊTE

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Au Niger, on a découvert subitement des marchands traders du bitcoin. Des passionnés de cette nouvelle mise monétique à la fois curieux et déboussolés. L’affaire de l’indélicat personnage, mystérieux et pernicieux du nom de Richard BONA James, pulvérise l’écosystème financier nigérien. Du banditisme financier hors norme. Un guiness à la vaudevillesque. On parle de plusieurs dizaines de millions de FCFA partis en fumée dans cette rocambolesque escroquerie financière dont le bourreau n’est autre que Richard Bona James à travers sa banque « Meilleure vie en solution ». Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, en réalité Richard BONA James est un prête-nom emprunté juste pour monter son business temporaire pour couler les Nigériens. Avec le laxisme et la légèreté des autorités de la BCEAO, qu’il a roulées en premier lieu dans la farine, Richard Bona James a fait prospérer son affaire.
Sur la place financière de Niamey. Ce sulfureux personnage s’est attaché les services d’un cabinet-conseil basé à Abidjan pour la constitution de sa morbide entreprise, selon des sources autorisées parvenues à Confidentiel Afrique.
À Niamey, notre Richard Bona a aussi bénéficié de la clémence des autorités de Niamey, « abusées » certainement, pour dérouler sa stratégie et passer à l’échafaud les petits traders bitcoins nigériens. Contexte de crise y aidant, Richard BONA James, qui est nigérian selon nos informations, mais qui vit aux USA, sous une autre identité, s’est transformé en un potentiel « tueur silencieux » des traders bitcoins nigériens en lieu et place de sécuriser les placements des épargnants en leur offrant des bonus. Ce scandale au bitcoin ressemble l’affaire aussi sulfureuse des « petits épargnants de la tontine » de Cotonou. Roulés dans la farine, ces ultra- marchands traders bitcoins nigériens sont dans la consternation. Un flou total entoure le process et l’identité des « collabos » de Richard Bona. Ce que notre confrère du site nigérien, Actuniger, appelle le Madoff et qui dévoile un pan de l’escroquerie.

Confidentiel Afrique dans ses investigations bien recoupées, peut révéler que la Présidence de Niamey s’est saisie du dossier et compte passer à la vitesse supérieure.

Le modus operandi

Un gain de 30% de la mise en moins de 10 jours. C’est l’argument et la phrase fétiche servis aux populations nigériennes pour les convaincre de souscrire au fameux investissement bitcoin. Ainsi, pour arriver à ses fins, la banque «meilleure vie en solution» a lancé une vaste campagne de publicité sur l’ensemble du territoire nigérien. Cible atteinte, une sorte «d’épidémie de bitcoins » s’est emparée de la capitale Niamey.

Les passionnés de cette folle mise monétique se bousculèrent devant le siège de la banque pour effectuer des placements espérant gagner des profits. Des files indiennes pour des sommes astronomiques ont été versées dans la banque fantôme de Richard BONA James.

Lorsque des clients se sont rendus à l’entreprise pour effectuer des retraits de leurs mises, ce fut la grande surprise. Le siège était déserté, portes fermées et le personnel ayant pris la poudre d’escampette. En première vitesse, le PDG Richard BONA. Des plaintes ont été déposées contre X par les accrocs du bitcoin nigérien. À Niamey, ce trading business a viré vraisemblablement au psychodrame populaire.

La crédibilité du système financier mise à rude épreuve

Comment une entreprise d’arnaque a-t-elle pu infiltrer le système financier nigérien et vider les maigres bourses des citoyens ? D’une impunité inouïe et sous le nez et la barbe des autorités de régulation du marché. Telles sont les interrogations qui taraudent en ce moment les esprits. Qui le protège ? Pourtant au vu des documents d’identification dont dispose la société MVS, il semble fort probable que les escrocs financiers ont bénéficié de la complicité de personnes tapies dans l’ombre de l’administration. Selon des informations obtenues par Confidentiel Afrique, l’argentier du pays, le ministre Massaoudou Hassoumi, va sous peu ouvrir une enquête afin de situer les responsabilités. Pour rappel, l’entreprise bancaire est enregistrée au registre de commerce RCCM no NE-NIA-2018-B1523 doublée d’une identification fiscale reconnue. Une situation qui met forcément les autorités de la Banque centrale et le ministère nigérien au front pour tirer au clair cette gigantesque opération d’escroquerie planifiée, organisée et bien huilée. L’État du Niger devra saisir les services de la Police des Polices, Interpol, pour mettre la main sur le sulfureux Richard BONA. Pour l’instant, c’est aux autorités étatiques nigériennes de monter en première ligne pour se faire entendre et engager une pédagogie de communication intelligente sur ce scandale financier aux fragments insoupçonnés.

Ismael AIDARA
Confidentiel Afrique

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