Niger : Les femmes et les enfants, les plus grandes victimes de la migration irrégulière

La migration irrégulière continue malgré les énormes moyens mis en place pour décourager surtout les passeurs. Même si le flux de transit a nettement chuté dans le désert Nigérien, l’information de migrants secourus ou trouvés morts dans le désert est toujours d’actualité. Parmi eux, un maillon faible. Ce sont les femmes et les enfants.

La route du désert est une route au prix de sa vie. Les conditions y sont très éprouvantes compte tenu de la température, des conditions de transport ou encore de l’insécurité qui y règne.

« Nous avons fait deux jours en route d’Arlit en direction de Tamarasset à l’entrée de l’Algérie. J’ai vu des femmes souffrir, suffoquer de chaleur tout comme les hommes. Mais, les femmes le supportent moins,» a témoigné Abdoul, un rescapé migrant secouru par l’Oim. « Ce que je ne peux jamais oublier, c’est le décès d’un enfant d’à peine deux ans mort dans les bras de sa maman sur le chemin. L’enfant pleurait parce que tout d’abord la température bouillonnait et nous étions très entassés dans la voiture. Pis, le chauffeur roulait à vive allure, les secousses étaient réelles, je ne peux l’oublier,» a-t-il ajouté avec un brin mélancolique dans la voix.

Outre les conditions suscitées, les femmes subissent de mauvais traitements. « Sur le chemin, mon argent était fini. Pour pouvoir continuer la route, j’ai subi des viols à plusieurs reprises par des passeurs et des trafiquants qui nous avaient arrêtées, » a tristement témoigné Kim, une jeune gabonaise déportée d’Algérie que nous avons rencontré dans un centre de migrant à Niamey.

Des morts de femmes et d’enfants ont été aussi signalés, il y a quelques semaines dans la mer au large des côtes marocaines.

Autant de faits réels qui font partie du lot de conséquences dévastatrices de la migration irrégulière.

Ali Djibo

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