Agadez : le projet dit de Renforcement de la résilience et de la cohésion sociale dans les zones frontalières du Niger et du Tchad lancé

Le 14 juillet 2020 a eu lieu à Agadez le lancement du projet dit de Renforcement de la résilience et de la cohésion sociale dans les zones frontalières du Niger et du Tchad, en abrégé RECOSOC. La cérémonie de lancement placée sous le patronage de M. Sadou SOLOKE, gouverneur de la région d’Agadez et sous le parrainage du directeur pays de CARE-Niger-Burkina a permis de jeter les bases d’un programme porteur d’espoir pour les zones frontalières du Niger et du Tchad.


Dans son discours introductif, Sadou SOLOKE, gouverneur de la région d’Agadez a présenté le projet intitulé  » Renforcement de la résilience et de la cohésion sociale  » dans les zones frontalières du Niger et du Tchad qui est d’une durée de quatre ans et est financé par l’Union Européenne à travers le fonds fiduciaire pour l’Afrique dans le cadre du Programme d’Urgence pour la stabilisation des espaces inter- frontaliers.
« Au Niger, poursuit le gouverneur, les communes concernées par le projet sont Fachi, Bilma et Tabelot pour la région d’Agadez et les communes de Bosso et N’gourti pour la région de DIFFA ».
Il faut noter que la composante nigérienne est exécutée par quatre membres du consortium : CARE international, l’ONG HED Tamat, Alerte internationale et OXFAM qui en assure le lead.

Des objectifs clairs pour un rendement efficient

L’objectif du projet « Renforcement de la résilience et de la cohésion sociale » est d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que la cohésion sociale dans les régions les plus fragiles du Niger et du Tchad. Comme l’a si bien souligné le gouverneur d’Agadez à l’entame de son allocution « L’action de ce projet cadre parfaitement avec les orientations du plan de développement économique et social 2017-2021 auquel tiennent fermement les plus hautes autorités de notre pays car étant parfaitement en phase avec l’initiative 3N les Nigériens Nourrissent les Nigériens ».
Pour le coordonnateur dudit projet M.Yayé ISSA: « ce projet est né du fruit de concertations entre les différents acteurs et les autorités à tous les niveaux. Il vient dans l’optique d’aider le Niger dans le grand combat contre l’insécurité alimentaire et la cohésion sociale, la stabilité et la sécurité dans les zones ciblées »

Les régions cibles déterminées par leur statut de précarité

Les régions sont choisies en fonction des similitudes qui les caractérisent tels que le changement climatique, l’indisponibilité des structures socio- culturelles, socio économique, et la rareté des investissements structurants dans ces zones. Notons aussi que l’un des facteurs déterminants dans le choix de ces régions est le fait qu’elles ont vécu ou font face à des conflits armés, des conflits intercommunautaires, et des migrations des jeunes qui se déplacent en quête d’un hypothétique avenir radieux.
En effet, pour M.Yayé ISSA : « ces similitudes permettront de définir un espace sur lequel le projet pourrait agir et capitaliser les richesses surtout que les zones frontalières entre le Niger et le Tchad font l’objet d’un suivi international et que les bailleurs de fonds sont disposés à financer les activités dans ces zones » . Et M.Yayé ISSA de préciser que les cibles sont d’abord : « les ménages très pauvres, les autorités mais aussi et surtout les associations et groupements de femmes et des jeunes afin d’asseoir leur droit et construire de manière durable la paix et la sécurité alimentaire dans ces zones ».
En prenant la parole à son tour M. Mohamed ANACKO, président du Conseil régional d’Agadez a affirmé que : « ce projet vient à point nommé eu égard à l’arrêt de l’immigration d’une part et le développement du problème sécuritaire d’autre part ». Et le président du Conseil régional d’Agadez tout en remerciant l’Union européenne d’avoir financé ce projet de fonder l’espoir qu’il réponde aux attentes des populations.
« Mon désir est que ce grand projet associe les collectivités territoriales dans sa mise en œuvre », a conclu M. ANACKO.

Bonne chance au Projet « Renforcement de la résilience et de la cohésion sociale dans les zones frontalières du Niger et du Tchad, en abrégé RECOSOC » !

Boubacar ANGOU

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