Niger/Covid-19 : recrudescence de nouveaux cas, le comité de gestion tend à se réactiver

Ces dernières semaines, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 augmente au Niger avec une moyenne de 60 cas par semaine. Face à cette montée, le président du comité technique de la gestion de la pandémie appelle ses collaborateurs à une reprise des activités du comité pour contrer la propagation du virus.

Dans une correspondance adressée aux membres du comité technique national de gestion de la COVID-19 et ceux de ses différentes commissions, en date du 25 octobre, le président dudit comité a appelé à une reprise des activités de gestion de la pandémie.

Selon lui, le Niger assiste, depuis quelques semaines, à une recrudescence des nouveaux cas de COVID-19, avec une moyenne de 60 cas par semaine.

« Cette situation coïncide avec le début de la saison froide qui (…) est une période favorable à un accroissement du nombre de cas comme nous l’avons constaté en 2020 », a indiqué Dr. Ranaou Abaché, président du comité technique de gestion de la pandémie.

C’est après avoir évoqué cette situation que Dr. Ranaou Abaché a demandé aux membres du comité qu’il préside et ses différentes commissions de procéder à une reprise des activités de gestion de la pandémie « conformément à leurs missions ».

En raison de la persistance de la pandémie, le gouvernement a, au cours du dernier conseil des ministres, adopté un projet de loi visant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire sur toute l’étendue du territoire nationale. Cette mesure, une fois approuvée par l’hémicycle, sera en application pour une durée de trois (3) mois, allant du 04 novembre 2021 au 1er février 2022 inclus.

La couverture vaccinale limitée  

A la date du 17 octobre 2021, selon une communication du conseil des ministres du 21 octobre, le Niger a enregistré un total de 6 203 nouveaux cas notifiés. Le total du nombre de décès dus à la pandémie était de 205 à la même date et celui des cas sortis guéris à 5 890, tandis que 15 patients étaient en cours d’hospitalisation.

Au total, 695 498 personnes ont reçu la première dose de vaccination contre la COVID-19, soit 7%, à la date du 20 octobre dernier, et 389 119 ont terminé la vaccination, soit 4%, avait souligné la communication relative à la situation de la COVID-19.

Ainsi, cette analyse démontre que beaucoup reste à faire dans la campagne de vaccination pour toucher le minimum prévu de la population. Afin de tendre vers l’immunité collective, au moins 30% de la population cible devraient être touchés d’ici fin décembre 2021 pour une protection plus renforcée, selon le ministre de la santé publique.

Pour ce faire, plusieurs stratégies ont été mises en place, mais la couverture vaccinale reste encore très limitée du fait que la population ne s’y adonne pas assez.

Trois (3) vaccins sont utilisés au Niger, à savoir : le Sinopharm, l’AstraZeneca et Johnson and Johnson. Selon les explications du ministre de la santé, pour le Sinopharm, deux (2) doses sont requises à quatre (4) semaines d’intervalle, pour l’AstraZeneca, deux (2) doses également sont recommandées, mais pour huit (8) semaines d’intervalle, alors que Johnson and Johnson s’administre à une seule dose.

Dans ce contexte de multiplication des cas, il est plus que nécessaire de se faire vacciner contre le coronavirus au regard du danger qu’il représente.

Ahmadou ATAFA 

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Article écrit et publié dans le cadre du projet Covid-19 Response in Africa mis en œuvre par le consortium composé de International Media Support et de Free Press Unlimited et financé par l’Union Européenne .

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