Axe Agadez-Kawar : les bandits armés font la loi

Des transporteurs menacent de ne plus emprunter les routes qui relient Agadez au kawar. Et pour cause ? Des hommes sans foi ni loi arrêtent, volent, torturent et tuent en toute impunité des paisibles voyageurs. Le comble, ces attaques ne font que s’empirer.

Pour plusieurs voyageurs et transporteurs joints par Aïr Info, c’est devenu un vrai calvaire. Il y a deux jours, un groupe de bandits a intercepté des véhicules en partance sur chirfa. Ils ont dépouillé tous les passagers. Ceux qui ne portaient rien sur eux ont subi leur colère. Ils ont été torturés. Tenez-vous bien ! Les bandits ont brûlé du plastique sur leur dos ( voir photo). D’autres ont été impitoyablement fouettés et se trouvent actuellement alités à chirfa.

Pour des nombreuses victimes de ces gangs, les bandits sont localisés et certains nommément identifiés. Mais, aucune action n’est entreprise pour les arrêter.  » Il faut que les autorités militaires fassent du ménage sur ces axes. Trop, c’est trop ! », fulmine une victime rencontrée ce matin à Agadez.

Pour réduire ces actes de banditisme, les forces de sécurité escortent chaque semaine les véhicules en partance ou de retour de Dirkou. Mais aussi incroyable que cela puisse être :  » à plusieurs reprises, des véhicules ont été interceptés et volés par ces bandits en plein convoi militaire », confie Hassane, un opérateur économique d’Agadez.

Le dimanche 6 mars dernier, cette fois-ci sur l’axe Agadez-Arlit, c’est un camion (voir photo) chargé de marchandises diverses qui a été détourné par un groupe de bandits armés. Pendant plusieurs heures, ces derniers ont pillé tout ce qui avait de la valeur (motos-téléviseurs-télephones…etc).  » Ces gens ont intercepté le camion avant hier vers 17 heures, juste après le village dit R.T.A. Ils ont attaché le chauffeur et son apprenti avant de tout déballer. Nous ignorons pour l’instant la valeur totale des biens emportés. Il nous faut d’abord faire un inventaire pour le savoir. Nous avons porté plainte auprès de la gendarmerie de RTA et Arlit », nous a confié Maman Nanou, un des commerçants victimes.

Les autorités régionales font certes de leur mieux pour la sécurisation de ces axes, néanmoins celui qui mène vers le Kawar a fortement besoin d’être renforcé. La colère monte au sein de la population du Kawar.  » Même nos ambulances ne sont pas épargnées », fait remarquer tout irrité Laouel Taher, un acteur de la société civile de Bilma

Loin du chef-lieu de la région qu’est Agadez, les populations du Kawar souffrent dans leur chair ces dures épreuves. Vivement un mieux-être à ces concitoyens meurtris.

Ibrahim Manzo DIALLO
Aïr info

 

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