Niger : la Banque Mondiale annonce la reprise de sa coopération après 6 mois de suspension

Au Niger, la Banque Mondiale a annoncé sa volonté de reprendre ses programmes suspendus dans le pays depuis 6 mois suite au coup d’État du juillet 2023. 

L’annonce a été faite jeudi 15 février lors d’une rencontre entre une délégation de l’institution et des membres du gouvernement à la tête desquels le premier ministre et ministre de l’économie et des finances, Ali Mahamane Lamine Zeine.

« Nous sommes là avec la ferme volonté et la détermination de pouvoir résoudre avec vous tous les obstacles qui restent pour une reprise totale des programmes de la Banque Mondiale au Niger », a déclaré Clara De Sousa, Directrice des Opérations de la Banque Mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.

Cette annonce fait suite à une évaluation relative à la politique opérationnelle OP7.30 de la Banque Mondiale. Il s’agit d’un processus formel de vérification sur le terrain qui, selon Clara De Sousa, a relevé que « certains critères clés sont réunis aussi bien pour la reprise des décaissements pour les financements en cours que pour l’engagement des nouveaux financements ».

Le premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, a salué cette décision de la Banque Mondiale de reprendre sa coopération, mais a souligné avoir déploré le retard accusé par l’institution pour y arriver.

« Du 26 juillet à ce jour, c’est environ 7 mois. Le Contry Manager a ici fait quelques audiences avec nous, nous avons déploré que la Banque Mondiale ait pris trop de temps pour effectuer cette évaluation qui est importante pour une reprise de coopération », a-t-il souligné.

Lamine Zeine a par ailleurs invité l’institution mondiale à une évaluation de ses activités en prenant en compte le contexte actuel du pays. « Tout l’attachement de notre pays à une coopération avec l’institution qui est la vôtre, qui est la nôtre, est tous le crédit et foi que nous accordons à cette coopération », a-t-il dit à la délégation. Le premier ministre a, par la suite, exhorté la Banque Mondiale à une restructuration de son portefeuille pour notamment pouvoir retenir « les projets les plus importants » et revoir ceux « qui ne fonctionnent pas ». Il a en outre invité les membres de la délégation à signaler au gouvernement le moindre soupçon qu’ils auraient sur l’utilisation des ressources de la Banque. « (…) n’hésitez pas à nous le dire. Notre rôle c’est de servir pour protéger l’argent public », a insisté le premier ministre qui a engagé, devant la délégation, les membres du gouvernement, présents à la rencontre, à être « très attentifs » dans l’exécution des projets placés sous leur autorité.

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Journaliste Fact-checker - Blogueur - Communicateur basé au Niger.

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