Agadez, le 11 novembre 2025
À Son Excellence Monsieur le Général d’Armée Abdourahamane TIANI,
Président de la République,Chef de l’État,
Monsieur le Président,
En ce jour mémorable qui marque votre arrivée historique dans notre cité, permettez-moi de vous souhaiter la plus chaleureuse des bienvenues sur la terre d’accueil et de résilience que sont l’Aïr et le Kawar.
Nous tenons particulièrement à vous exprimer notre gratitude pour avoir emprunté la route de Tahoua à Agadez. En parcourant personnellement cet axe en piteux état que nous, citoyens, empruntons chaque jour au péril de nos vies, vous avez démontré une volonté rare de voir, de comprendre et de ressentir nos réalités les plus concrètes.
Monsieur le Président,
Vous arrivez à Agadez à un moment crucial où nos populations, courageuses et dignes, font face à des défis multiples et complexes.
Carrefour historique et berceau de notre identité saharienne, notre région subit depuis près de deux décennies des crises successives, héritées du passé et amplifiées par un contexte régional volatile. En tant que fils de cette terre, je me permets de porter à votre haute attention nos préoccupations les plus pressantes :
1. Sécurité et instabilité régionale : un défi primordial
Notre région reste aux avant-postes d’une instabilité régionale préoccupante. La menace terroriste de groupes tels que l’EIGS et le JNIM plane constamment, entraînant des risques d’attaques et d’enlèvements qui paralysent la vie économique et sociale.
Grâce à Dieu, nos forces de défense et de sécurité, sentinelles infatigables, y veillent avec un dévouement remarquable.
À cette menace s’ajoute le fléau du trafic d’armes et de drogues, comme en témoignent les récentes et courageuses interventions de notre Garde Nationale.
En effet, l’immensité désertique et la porosité de nos frontières font de notre territoire un couloir de transit pour ces trafics qui alimentent un cycle d’insécurité.
2. Économie fragilisée et chômage endémique
Autrefois pôle économique dynamique, Agadez se débat aujourd’hui dans une crise profonde. L’effondrement du tourisme, pilier de notre économie, a jeté des milliers de guides, d’artisans, d’hôteliers et de transporteurs dans le chômage. Parallèlement, la fin de l’économie liée à la migration a tari une source de revenus vitale pour de nombreuses familles, laissant une jeunesse désœuvrée face à un avenir incertain.
Sachez-le Monsieur le Président, ce chômage de masse étouffe l’espoir de toute une génération et constitue une préoccupation sociale majeure.
3. Enclavement et déficit d’infrastructures : un isolement coûteux
L’état déplorable de la route Tahoua-Agadez, que vous venez de parcourir, symbolise cruellement notre isolement. Cet axe vital pour le transport des marchandises et des personnes représente non seulement un calvaire quotidien, mais aussi un frein majeur à notre développement économique. Oui, Monsieur le Président, cet enclavement renforce le sentiment d’abandon et alimente les frustrations légitimes de nos populations.
4. Pressions sociales, sanitaires et environnementales
Notre région assume un lourd fardeau humanitaire avec l’afflux continu de populations déplacées – nos frères et sœurs refoulés des pays voisins ou fuyant l’insécurité dans les zones rurales. Cette pression met à rude épreuve nos services sociaux déjà fragiles, particulièrement dans les domaines de la santé et de l’éducation. Le problème récurrent de l’accès à l’eau potable et à l’énergie rend la vie difficile, tant en milieu urbain que rural, et compromet tout développement.
5. La situation critique du département de Bilma
Permettez-moi, Monsieur le Président, d’attirer votre attention sur la situation particulièrement alarmante du département de Bilma. Cette partie de notre région souffre d’un isolement extrême dû à l’absence totale d’infrastructures routières, rendant son approvisionnement difficile et le coût de la vie exorbitant. Cette situation est aggravée par une insécurité persistante et une dégradation environnementale qui menace ses oasis, tandis que l’accès aux services essentiels – santé, éducation, énergie – reste dramatiquement limité, condamnant sa population à la précarité et à l’enclavement. Ne l’oubliez pas !
Monsieur le Président,
Malgré ce constat préoccupant, Agadez reste debout. Sa résilience s’appuie sur une gouvernance de proximité menée par nos autorités administratives, communales et coutumières, sur la ténacité de nos opérateurs économiques qui, contre vents et marées, soutiennent l’activité et viennent en aide aux plus nécessiteux, et sur le sacrifice de nos fils engagés dans la défense de la Patrie. Sur la dévotion de ses oulémas, de ses fidèles, musulmans et chrétiens, toujours en prières. Oui, la région reste debout car elle puise aussi sa force dans le dynamisme de nos associations de femmes et de jeunes qui, avec des moyens dérisoires, innovent pour créer des emplois et atténuer les effets du chômage.
Mais, Monsieur le Président, la résilience a ses limites. Agadez a besoin d’appuis concrets et d’un engagement sincère pour son développement. Nous avons trop souvent été témoins de promesses non tenues au fil des régimes passés. Votre visite historique, en empruntant notre route, constitue un signal fort qui nous donne l’espoir que cette fois sera différente.
En parcourant cet axe, vous avez partagé le calvaire de milliers de voyageurs. Vous vous êtes mis à leur place et avez mesuré les dangers de chaque périple. Nous espérons de tout cœur que cette expérience, associée aux réalités que nous vous exposons, guidera votre action et celle du gouvernement pour redonner à Agadez sa prospérité, sa sécurité et sa fierté.
En vous remerciant de l’attention que vous porterez à ce plaidoyer, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.
Respectueusement,
Ramdane G.
Citoyen d’Agadez



Unfortunately No Stone Left Unturned Offensive open door to all feasible plus timely solutions we need. To implement that occurrence we must continue military buildup that clearly overwhelm terrorists plus make way for solutions we with African ingenuity will easily perceive. At root terrorists are problem plus have proven they will not hesitate to commit most heinous acts to prevent us from applying nonviolent solution. Therefore only option is military solution that overwhelm all violent or would be violent opponents.
Africa First People of Books.
Henry Author Price Jr aka Kankan
LETTRE OUVERTE AU GÉNÉRAL ABDOURAHAMANE TIANI, PRÉSIDENT DE LA TRANSITION DU NIGER
Objet : Appel à la raison et au respect de la souveraineté du Bénin
Monsieur le Président de la Transition,
C’est en ma qualité de citoyen béninois, fier de mon pays et attaché à la paix dans notre sous-région, que je prends la liberté de vous adresser cette lettre. Mon nom est Judes AGBADJIGAN, et je m’exprime ici pour porter la voix d’une jeunesse qui refuse de voir son pays injustement pris pour cible.
Depuis plusieurs mois, nous observons avec regret vos déclarations répétées accusant le Bénin, et plus particulièrement notre Président, S.E.M. Patrice Talon, d’être à l’origine des maux que traverse le Niger. Ces affirmations, notamment les plus récentes concernant les incidents sécuritaires sur votre territoire, sont reçues par le peuple béninois comme une profonde injustice.
Monsieur le Président, le Bénin est un pays souverain, entièrement tourné vers son propre développement. Le Président Talon est investi d’une mission claire : transformer notre nation. Croyez-vous sincèrement qu’un dirigeant aussi dévoué à la construction de routes, d’écoles et d’industries ait le temps ou l’intérêt de déstabiliser un pays frère ?
Chercher systématiquement des boucs émissaires extérieurs ne saurait constituer une stratégie de gouvernance durable. Humilier le Président du Bénin par des accusations sans preuves, c’est humilier chaque citoyen béninois, chaque ministre et chaque député qui travaille pour notre essor.
Le Niger et le Bénin sont liés par l’histoire et la géographie. Au lieu de nourrir une animosité infondée, il serait plus constructif pour nos deux peuples de travailler à la stabilité régionale.
Par cette lettre, je tiens à vous dire, avec toute la franchise que m’autorise ma liberté de citoyen : laissez notre Président travailler en paix pour notre pays. Le Bénin n’est pas votre ennemi. La vérité est simple : nous n’avons pas de temps pour les agitations inutiles, nous avons un pays à bâtir.
Dans l’espoir que la raison et la vérité finissent par prévaloir sur la discorde.
Judes AGBADJIGAN
Citoyen béninois