#La leçon ivoirienne

Voir l’ancien président Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, président actuel ivoirien, se jeter dans les bras l’un de l’autre, se tenir main dans la main, rire aux éclats, comme deux élèves amis qui se retrouvent le premier jour de la rentrée scolaire, est didactique à plus d’un titre.

C’est une véritable leçon de tolérance, de pardon mutuel, de réconciliation et de culture de paix que ces deux grands hommes viennent de donner non pas au seul peuple ivoirien mais à l’Humanité toute entière.
En effet, ces deux hommes nous ont délivré ce message : « Le plus beau n’est pas ce qui nous éloigne les uns des autres mais ce qui nous rapproche ! ». Ils ont accepté de se pardonner, de se revoir pour que la nation ivoirienne et le monde soient témoins qu’il n’y a plus aujourd’hui d’inimitiés irréconciliables.

Oui, en se rencontrant pour la première fois depuis la crise postélectorale de 2010–2011, ces deux hommes, ont voulu dans un formidable élan recoudre le tissu social abîmé par leurs querelles et divergences d’il y a une décennie.

Oui, en se rencontrant, ces deux hommes ont compris qu’il est grand temps de faire un pas vers la réconciliation nationale. La vraie. Pas celle de façade qui ne vise qu’à baliser le terrain à la captation des fonds des institutions de Bretton Woods. Mais une réconciliation qui émane du cœur et qui fera disparaître ces rancœurs certes tues mais qui rongent à petit feu comme la rouille. Une réconciliation qui apaise leurs concitoyens meurtris et endeuillés, du fait des viles et puérilles joutes oratoires proférées il y a dix ans.
Oui, une réconciliation qui fera en sorte que soient pardonnés à défaut d’oublier ces phrases mal dites de deux côtés, ces regards atrophiés d’amour lancés de part et d’autre, et qui ont hélas enfanté à la belle nation ivoirienne le monstre de la désunion, de la suspicion et de la haine intercommunautaire.

Ces retrouvailles fraternelles venues de la Côte d’Ivoire doivent enseigner aux classes politiques des pays, tous bords confondus, que le PARDON est utile. Que le pardon est LIBÉRATEUR des tristes souffrances venues souvent de ceux qu’on aime. Cultiver la paix doit commencer par l’acceptation du pardon mais aussi de pardonner.
Rappelons nous chers frères et sœurs, en tous temps et en tous lieux, que pour boire jusqu’à la lie le miel de la cohésion, refusons d’abord le fiel nauséabond de la désunion.

En espérant qu’une telle démarche fasse école chez nous au Niger, nous disons merci à Laurent Gbagbo et à Alassane Ouattara pour cette belle leçon d’humanisme.
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Ibrahim Manzo Diallo

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