Covid-19: Le variant delta, un éventuel facteur de recrudescence des cas

Fin août 2021, le Niger a enregistré les premiers cas du variant Delta de COVID-19 détectés sur des personnes non vaccinées.  Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le variant Delta est environ deux (2) fois plus contagieux que les précédents. Néanmoins, les mêmes précautions restent efficaces contre ce variant hautement contagieux. Ainsi, en cette période de froid, il est impératif d’intensifier les efforts pour amener les populations à respecter rigoureusement les gestes barrières et à se faire massivement vacciner.

Six (06) cas du variant Delta ont été détectés au Niger en fin août. Selon des sources sanitaires, ce variant est plus contagieux que les autres souches. Le risque de le contracter est plus grand chez les personnes qui ont de fréquents contacts sociaux et celles qui ne sont pas vaccinées. « En général, plus le taux de transmission est élevé, plus le risque d’exposition au virus dans des lieux publics est élevé », selon UNICEF Niger. Ainsi, pour éviter au mieux la transmission à grande échelle du variant Delta dans le pays, les autorités sanitaires recommandent de prendre certaines précautions, à savoir éviter les lieux où il y a beaucoup de monde, garder ses distances avec autrui et porter un masque. Aussi, « les vaccins contre la COVID-19, approuvés par l’OMS, continuent de protéger très efficacement des maladies graves et des décès, y compris de ceux causés par le variant Delta », a mentionné l’UNICEF. Notons que le variant Delta s’est déjà propagé dans plus de 140 pays dans le monde, depuis août dernier.

A la date du 30 décembre 2021, la situation globale de COVID-19, au Niger, fait ressortir un total de 7.331 nouveaux cas positifs notifiés ; 6.910 cas sortis guéris ; 274 décès enregistrés et un total de 147 cas actifs, dont 23 patients en cours d’hospitalisation, a indiqué une communication du conseil des ministres du jeudi 30 décembre. La même source précise que la situation est toujours sous contrôle. Cependant, souligne-t-elle, « le nombre de nouveaux cas est en légère hausse par rapport à la semaine précédente ». En effet, 60 nouveaux cas ont été notifiés du 27 au 30 décembre contre 50 cas la semaine d’avant (du 20 au 26 décembre). Aux mêmes périodes, le taux d’attaque hebdomadaire a connu une augmentation en passant de 0,21/100.000 habitants à 0,25/100.000 habitants.

Notons également l’arrivée, au Niger, d’un nouveau variant, dénommé Omicron. Selon toujours la communication du conseil des ministres du 30 décembre 2021, « (…) le séquençage des cas par le CERMES a permis de détecter un cas de variant OMICRON chez un voyageur ».

Ce nouveau variant « se propage à un rythme inédit par rapport aux précédents variants », selon l’OMS qui le déclare « préoccupant ». Il a été signalé le 24 novembre dernier en Afrique du Sud et serait déjà présent dans plus de 100 pays.

Beaucoup d’observateurs avertis avaient alerté sur les risques élevés d’une forte croissance des cas de COVID 19 en cette période de froid au Niger. La situation est d’autant plus inquiétante qu’actuellement, la pratique des gestes barrières contre cette pandémie, est des plus faibles dans le pays. Par ailleurs, les populations ne manifestent pas assez d’intérêt pour les vaccins contre la COVID 19. Quatre (04) campagnes de masse de vaccination ont été organisées au Niger depuis le début de l’épidémie. Bien que la vaccination se poursuit toujours sur l’ensemble des huit (08) régions, le taux de personnes vaccinées est toujours plus bas qu’on l’espère. D’où la nécessiter d’intensifier les efforts de sensibilisation à l’endroit des populations, en vue d’endiguer la maladie en cette période particulièrement favorable à sa propagation.

Hamani Boubacar Lonto

———————-

Article écrit et publié dans le cadre du projet Covid-19 Response in Africa mis en œuvre par le consortium composé de International Media Support et de Free Press Unlimited et financé par l’Union Européenne.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.