SONICHAR, le fleuron de l’industrie énergétique du Niger 

SONICHAR, le leader national de la production de l’énergie à partir du charbon 

La création par les Autorités de l’époque, le 28 avril 1975, de la Société Nigérienne du Charbon d’ANOU-ARAREN (SONICHAR.S.A), s’inscrit dans le cadre de la recherche des voies et moyens en vue de :

-réduire la dépendance énergétique du Niger ;

-contribuer à l’amélioration de la balance commerciale ;

-contribuer au développement économique et social du pays.

Elle exploite, depuis 1978, un complexe industriel et minier produisant de l’électricité à partir d’une centrale thermique à charbon. Celui-ci est extrait d’une mine à ciel ouvert sur son site de TEFEREYRE situé à 45 kilomètres à vol d’oiseau au nord-ouest d’Agadez et à 180 Km au sud d’Arlit, en République du NIGER.

Elle produit de l’énergie électrique à partir d’une centrale thermique à charbon d’une capacité de 2 x 18,8 MW soit 37,6 MW (la première tranche a été mise en service le 27 avril 1981 et la seconde tranche le 4 octobre 1982). Cette énergie est fournie aux compagnies minières de la zone nord et à leurs cités ainsi qu’à la NIGELEC pour les villes d’Agadez, d’Arlit, d’Akokan et de Tchirozérine. Cette zone n’est pas connectée au reste du réseau électrique du pays.

Les clients actuels en fourniture d’électricité sont : la SOMAÏR (groupe ORANO [ex-Areva]) et la NIGELEC.

Les clients actuels en fourniture de charbon sont : la Société des Mines d’Azelik (SOMINA) et la Société Nigérienne du Charbon Carbonisé (SNCC).

Les clients potentiels en fourniture d’électricité sont : GOVIEX et la Société des Mines de Dasa (SOMIDA).

La SONICHAR est une Société Anonyme d’Économie Mixte avec un Conseil d’Administration et un capital de 19,730 milliards de FCFA dont l’Etat du Niger est actionnaire majoritaire et son siège social est basé à Tchirozérine.

LES MATIÈRES PREMIÈRES POUR PRODUIRE DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE :

L’énergie électrique fournie par la centrale thermique de la SONICHAR est produite à partir de trois (3) matières premières :

Le charbon extrait par le département mine dont les réserves sont estimées à 15,027 millions de tonnes (fin 2023). Des réserves probables additionnelles de charbon de 9 millions de tonnes ont été estimées sur le périmètre Tarouadji 5 concédé par l’État ;

L’eau pompée à la station de pompage de Rharous située à trente (30) kilomètres de la centrale dont les réserves sont estimées à plus de 140 millions de mètres cubes ;

L’air naturel qui est soufflé par un ventilateur.

Au rythme actuel de consommation, la durée de vie du seul gisement de charbon de Tefereyre est estimée à plus de 60 ans.

PROCESSUS DE PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

La SONICHAR exploite du charbon à partir d’une mine à ciel ouvert (MCO) par tranches horizontales avec 3 gradins. La découverture se fait par abattage à l’explosif et l’extraction du charbon par ripage au bulldozer.

Le charbon est transporté par camions dumpers au parc pour le traitement mécanique. Après la trémie de réception, le charbon est pré concassé, trié et stocké sur deux aires prévues à cet effet, de 6 700 tonnes de capacité chacune, dans les tas Est et Ouest. Enfin, le charbon est repris, concassé et criblé jusqu’à une maille de 0 à 5 mm, puis expédié à la centrale par bandes transporteuses dans les conditions exigées par les chaudières.

L’énergie est produite à partir de trois matières premières le charbon produit par le DM (Département Mine), l’eau pompée par la station de pompage de Rharous située à 30 km de la centrale, et enfin l’air naturel qui est soufflé par un ventilateur. Cette énergie est produite par plusieurs processus de transformation dont la finalité est la transformation de l’eau en vapeur (62 bars, 500 °C) qui entraîne la turbine à 6 300 tours/min. Cette turbine entraîne à son tour un alternateur par l’intermédiaire d’un réducteur et une tension de 6,6 KV est recueillie aux bornes de l’alternateur.

Une partie de cette énergie est consommée par les auxiliaires des tranches et le site industriel et la majeure partie de cette énergie est évacuée vers les principaux clients par l’intermédiaire des postes et des lignes 132 kV pour Arlit, Akokan et 20 KV pour les villes de Tchirozérine, Agadez et la station de pompage de Rharous.

PROJETS ET PERSPECTIVES

Depuis 2011, le bilan de la demande et de l’offre d’énergie électrique dans cette zone fait ressortir un déficit croissant de puissance.

Aujourd’hui, avec la demande croissante d’énergie électrique de la NIGELEC et les perspectives des nouveaux clients potentiels (SOMIDA et GOVIEX), il apparaît plus que nécessaire de doter la SONICHAR d’un outil de production pour assurer une fourniture régulière suffisante et sécurisée d’énergie électrique dans la Zone Nord.

La centrale actuelle est vétuste, obsolète et hors limite d’âge. Conçue pour une durée de 25 ans, elle totalise aujourd’hui plus de 42 années d’exploitation entraînant des coûts d’entretien et de maintenance de plus en plus élevés. La fonctionnalité de cette unité de production est due à la détermination, le dévouement et l’investissement du personnel cent pour cent (100%) nigérien qui a l’amour de son travail pour le maintien de cette centrale en état de marche.

Compte tenu de l’état actuel des installations, il est envisagé la construction d’une nouvelle centrale thermique de 2 x 25 MW dont les études de faisabilité ont été réalisées durant les années antérieures. Cette centrale thermique à charbon sera hybridée avec une centrale solaire de 50 MW ; ce qui permettra d’exporter le surplus d’énergie électrique vers les autres régions avec le concours de la NIGELEC. A cet effet, les Autorités actuelles du pays pour qui l’indépendance énergétique est une priorité absolue, ne ménagent aucun effort pour que cette centrale hybride voit le jour courant année 2025. En ce sens, le ministère de l’Energie qui assure la tutelle de la SONICHAR, en droite ligne avec les orientations stratégiques des nouvelles autorités du pays pour l’affirmation de la souveraineté nationale, particulièrement dans le domaine de l’énergie, s’engage à accompagner la Société à concrétiser ses projets d’investissements d’autant que le potentiel de croissance est des plus prometteurs. Les réserves sont confirmées et la demande est en nette hausse avec en perspectives une augmentation croissante des besoins engendrée par l’installation de nouveaux gros clients industriels et miniers dans la zone de couverture de la SONICHAR.

Dans la même dynamique, la Direction générale en accord avec la tutelle s’attelle au renforcement du plan de maintenance pour appuyer les efforts des agents à maintenir en état de fonctionnement la centrale afin d’assurer la continuité du service public de production d’énergie électrique et à attirer les investissements nécessaires pour garantir la pérennité de ses activités, très stratégiques pour le pays.

Avec l’ambition portée par les nouvelles autorités pour l’indépendance énergétique du Niger, le soutien constant affiché par la tutelle, l’engagement de la Direction Générale et des agents à maintenir les efforts pour assurer la pérennité des activités, les vents sont des plus favorables pour la SONICHAR pour tirer pleinement profit de son potentiel confirmé en ressources minérales et relever tous les défis en matière de développement de production énergétique pour les régions et les industries du nord et au-delà.

RESPONSABILITÉS SOCIÉTALES

La SONICHAR, c’est aussi une entreprise citoyenne qui intervient de manière locale, régionale et nationale à travers des appuis dans des secteurs aussi vastes que la santé (la gratuité des soins, dons en matériels et produits pharmaceutiques…), la fourniture gratuite d’eau à la population y compris pour l’élevage et le maraîchage, l’éducation, l’hydraulique villageoise et pastorale, la sécurité, la culture et les projets de développement.

A propos de Ahmadou Atafa 443 Articles
Journaliste Fact-checker - Blogueur - Communicateur basé au Niger.

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