Les États-Unis cherchent à renouer avec les pays de l’AES 

Nick Checker, chef du Bureau des affaires africaines du département d’État américain, poursuit sa tournée dans les pays de la Confédération des États du Sahel. Après Bamako début février, puis Ouagadougou le 11 mars, il est attendu à Niamey. Cette visite s’inscrit dans la volonté de Washington de renouer avec l’AES, qui reconfigure ses alliances sécuritaires. 

Au Burkina Faso, il a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, pour présenter la nouvelle approche de l’administration Trump : une coopération « d’égal à égal », rompant avec les tensions des dernières années. Parmi les engagements concrets annoncés : la levée de la suspension des exportations d’équipements militaires vers Ouagadougou et un renforcement de la coopération dans la lutte contre le terrorisme et les échanges commerciaux.

Le ministre Traoré a accueilli favorablement ces déclarations, tout en appelant Washington à les traduire en « actes concrets ». Il a rappelé que le Burkina Faso ne cherche pas l’assistance, mais des partenariats « gagnant-gagnant ». À Niamey, Nick Checker devrait aborder les mêmes thématiques, le Bureau des affaires africaines évoquant des discussions sur la souveraineté et les intérêts communs en matière de sécurité et d’économie.

Cette tournée intervient dans un contexte de profonde reconfiguration des alliances au Sahel. Depuis les coups d’État de 2020 à 2023, les trois pays ont rompu avec certains partenaires militaires occidentaux. Au Niger, les forces françaises et américaines ont été expulsées, le retrait américain s’étant achevé en août 2024. Dans le même temps, la Russie a renforcé sa coopération militaire avec les pays de l’AES, la Turquie accroît son influence sécuritaire et diplomatique, en fournissant entre autres des drones de combat, tandis que la Chine consolide ses liens économiques et d’infrastructures. C’est dans ce nouveau paysage que Washington tente de renouer avec les pays de l’AES.

A propos de Ahmadou Atafa 952 Articles
Journaliste Fact-checker - Blogueur - Communicateur basé au Niger.

1 Comment

  1. We must have reliable partners. Where we do not get that commitment we will do equitable business. Unfortunately United states is not reliable partner for Ubuntu led African nations although President Trump of United states put forth he is reliable. Even if Trump is reliable we do not know what to expect in United States president that comes in 2029. Therefore we must withal due consideration keep United States holding group of equitable business disposition. Thereof goal is set to maintain existing reliable partners.
    We are our brothers’ keepers. Africa first people of books.
    Henry Author Price Jr. aka Kankan

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