Le Centre International de Conférences Mahatma Gandhi abrite, depuis ce mardi, la deuxième édition du Forum de la Diaspora Nigérienne. Placé sous le haut patronage du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, chef de l’État, cet événement de deux jours se tient jusqu’au 29 juillet sur le thème de la contribution des Nigériens établis hors du pays au développement économique et social dans le cadre de la Refondation.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, entouré de plusieurs membres du gouvernement. L’objectif affiché est de faire de la diaspora un levier majeur de la transformation du pays, en mobilisant ses compétences, ses capitaux et ses réseaux.
Un appel à l’engagement patriotique
Dans son discours inaugural, le Premier ministre Zeine a invité chaque Nigérien, où qu’il se trouve, à s’impliquer pleinement dans le destin national. Il a exhorté les participants à formuler des propositions concrètes pour renforcer le rôle de la diaspora dans l’attraction d’investissements et le transfert de savoir-faire, en privilégiant des partenaires respectant les choix stratégiques du pays.
M. Lamine Zeine a également suggéré une réflexion sur le fonctionnement du Haut Conseil des Nigériens à l’extérieur, afin de le rendre plus inclusif et plus dynamique. Il a rappelé que, lors des Assises nationales, la diaspora avait été à l’origine de près de la moitié des propositions retenues.
Des atouts à valoriser
Le Premier ministre a dressé un panorama des potentialités du Niger : jeunesse abondante, richesses minières, potentiel agricole et pastoral, position géographique privilégiée. Selon lui, la synergie entre l’État, le secteur privé local et la diaspora peut transformer ces atouts en leviers de croissance durable.
Il a salué les actions déjà menées par les ressortissants expatriés en faveur de leurs familles et collectivités, tout en insistant sur leur capacité à apporter une valeur ajoutée dans des secteurs clés comme l’éducation, la technologie, l’agriculture, l’industrie, le commerce ou encore le tourisme. Il a réaffirmé la priorité donnée à un développement endogène, s’appuyant d’abord sur les ressources humaines et matérielles nationales, conformément à la vision du Président de la République.
Diaspora, neuvième région du pays
Le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a pour sa part qualifié ce rassemblement de « moment de fraternité et de vérité », propice aux échanges sur les préoccupations des expatriés, les opportunités d’investissement et le transfert de compétences. Il a plaidé pour une mutualisation des expériences à l’échelle de la Confédération des États du Sahel, évoquant la perspective d’une fédération des Hauts Conseils des diasporas. Il a rappelé que la diaspora est considérée comme la « neuvième région » du pays et s’est engagé à ce que les conclusions du forum soient suivies d’effets concrets.
Un passage de l’intention à l’action
Prenant la parole au nom du système des Nations Unies, la Directrice régionale de l’OIM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Silvia Ekra, a estimé que l’ambition de ce forum ne saurait se limiter à deux jours de réflexion. L’enjeu, selon elle, est de réunir toutes les parties prenantes pour amorcer une dynamique durable. Elle a mesuré la réussite de l’événement à la capacité des acteurs à transformer les échanges en relations pérennes, en compétences mieux exploitées, en investissements ciblés et en projets tangibles sur l’ensemble du territoire.
Aïr-Info Agadez
Photos : D.R



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