Inatès/Tillabéri : la barbarie de trop

Dans la soirée de ce 11 décembre 2019 à la télévision d’Etat, le Colonel Boubacar Hassane, Directeur de l’information, des relations publiques et des sports de l’état-major des armées du Niger, a lu un communiqué du ministère de la Défense qui fait état de 71 soldats tués, 12 blessés et des portés disparus lors de l’attaque meurtrière du poste militaire avancé d’Inatès.
Aïr Info a appris que de 15 h jusqu’à 18 heures, pendant 4 heures de temps, les hommes du commandant de poste d’Inatès Assane Anoutab ont tenu tête à la horde d’individus sans foi ni loi qui les attaquaient.
Ces derniers, par centaines, étaient venus de plusieurs côtés par des colonnes combinant moto et auto, certains bourrés d’explosifs.

D’après nos recoupements, l’objectif premier des assaillants pour empêcher la venue de tout renfort a été de détruire d’abord le centre de transmission du poste militaire. Ce qu’ils réussirent avec une incroyable précision.
Et ensuite dans l’optique de faire choir le dispositif de défense des militaires nigériens, ils ont organisé des jets d’obus à l’aveuglette et d’explosions de véhicules kamikazes sur les défenses nigériennes.
Devant le feu de l’ennemi qui gagnait du terrain, trois véhicules de l’armée du Niger vont préférer replier vers Ayorou. Les occupants font tout pour extirper le commandant Anoutab et certains de ses hommes du poste mais ce dernier refusa.
Hélas, plus tard, le commandant Anoutab sera compté parmi les morts aux côtés de 70 autres corps, ceux de ses hommes, tous morts l’arme à la main pour la PATRIE.
Tard dans la nuit, un renfort nigérien venu de Ouallam reprendra le contrôle de la base. Et une opération de ratissage a permis dans la même nuit de détruire plusieurs dizaines d’assaillants.

DIM

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