Après ceux d’Agadez et de Tchirozérine, les jeunes d’Ingal lèvent la voix contre Global Atomic

Après ceux d’Agadez et de Tchirozérine, c’est aux jeunes du département d’Ingal de lever la voix contre la posture de la compagnie minière Global Atomic Corporation pour l’ouverture de la mine d’uranium « DAZA ». Dans une déclaration, rendue le 19 août 2022, ils ont condamné l’appel d’offre d’emploi « discriminatoire » de la compagnie, tout en posant quelques revendications.

Il s’agit de l’appel d’offre lancé par Global Atomic dans le cadre du recrutement de la main d’œuvre pour l’exploitation du nouveau site d’uranium « DAZA » qu’elle entend ouvrir à Tagaza, localité située dans le département de Tchirozérine (région d’Agadez). Tout comme ceux de Tchirozérine et d’Agadez, les jeunes d’Ingal estiment que ledit appel d’offre est « discriminatoire » à l’égard de la jeunesse. Pour eux, les critères de sélection, notamment l’âge et l’expérience requis, ne donnent aucune chance à la jeunesse de pouvoir s’y positionner. Mieux, les jeunes trouvent que ledit appel d’offre vise directement les anciens employés de la COMINAK après sa fermeture.

Soutenant les structures de la jeunesse d’Agadez, les jeunes d’Ingal ont posé les mêmes revendications que ceux de Tchirozérine. En effet, ils exigent, entre autres, le respect du principe de la décentralisation à travers l’insertion socioprofessionnelle des jeunes de la région d’Agadez ; l’ouverture d’un siège régional de la compagnie Global Atomic Corporation à Agadez « afin de garantir la proximité à la main d’œuvre locale ». Ils appellent également à une « exploitation responsable des ressources minières », conformément à la législation nationale en vigueur dans le secteur minier, notamment le respect de la loi minière, du code minier et du code environnemental. Dans la foulée de revendications, les structures des jeunes et des femmes d’Ingal, signataires de la déclaration, exigent la révision du mécanisme actuel de recrutement de Global Atomic Corporation. Elles défendent que ce mécanisme doive être conforme à la législation sociale en vigueur, c’est-à-dire qu’il doit respecter la loi sur le quota, le code du travail du Niger, mais aussi la convention collective interprofessionnelle.

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Dans leur ensemble, les jeunes de la région d’Agadez déplorent un manque de transparence dans les processus de recrutement de la main d’œuvre par les entreprises et organisations opérant dans la région, d’un point de vue général. Aussi, déplorent-il une « résurgence des attaques à main armée », due, selon eux, au chômage de jeunes accentué par la fermeture de certains sites d’orpaillage, de la mine d’Azélik, d’Imouraren et récemment de la COMINAK.

Ahmadou Atafa 
Aïr Info 

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