Niger : un ancien migrant lance son parti politique

Oumarou Maman Rabiou vient de lancer son parti politique, le Parti pour l’Unité, la Solidarité et le Développement (PUSD-Lokatchi). Après plusieurs voyages en Afrique et en Europe à la recherche d’un mieux-être, le jeune Rabiou s’est finalement résolu à revenir au bercail et de se battre pour l’émancipation de la jeunesse de son pays. Interview.

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Pourquoi le choix de lancer un parti politique ?

Mon rêve a toujours été d’œuvrer pour une société plus juste, de garder le bien commun comme valeur fondamentale. La solidarité doit être replacée au cœur de la société et des relations individuelles. Je crois également énormément qu’il est possible de bâtir un Niger nouveau. D’un point de vue plus politique, j’aimerais voir évoluer les partis, que l’on sorte de la « Politique à la papa », laisser plus de place aux jeunes et à de nouvelles formes de militantisme.

Comment changer le sort de la jeunesse nigérienne ?

On doit prendre des mesures afin de satisfaire et trouver une solution aux vrais problèmes de la jeunesse. Sachant que le problème est le même pour tous à savoir le besoin d’une formation de qualité et l’emploi. Ils doivent être convenablement orientés car ils seront la relève de demain et le fait d’ignorer les problèmes des jeunes est un grave danger pour l’avenir du pays.

La migration est un débat qui concerne la jeunesse. Quelles sont les solutions selon vous ?

Je pense qu’il faut sensibiliser la jeunesse en présentant la vraie face de l’Occident, c’est-à-dire démystifier les conditions dans lesquelles ils vivent, et les risques auxquels ils sont exposés. Mais cela ne suffit pas. Il faut également promouvoir et soutenir les solutions entrepreneuriales des jeunes pour faire émerger des modèles de réussite locaux, ce qui a pour effet d’inspirer d’autres jeunes à rester et à devenir à leur tour des acteurs du changement. Nous devons avoir confiance en nous, et avoir l’amour du travail bien fait.

Quel est votre message à l’endroit des jeunes ?

Aucun miracle ne viendrait changer notre situation, c’est à nous de nous lever pour le faire. Il faut nous unir et travailler dur chez nous et avec nos propres potentialités. La médaille se mérite, le monde ne va pas nous faire de cadeau. Je lance un appel aux jeunes africains de rester bâtir nos pays.

Réalisée par
Brahima

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